Qu’est ce que le chômage technique ?

Date de publication : 2 novembre 2020

fermeture chomage partiel

Ce terme fait référence à une activité partielle pour le salarié. En effet, lorsqu’une entreprise fait fasse à une baisse d’activité, le dirigeant de celle-ci peut déclencher une activité partielle dans certains cas.

Raison de l’activité partielle

Ce dispositif préventif qui permet à une entreprise en difficulté de diminuer ses charges via la baise des heures travaillées existe pour éviter la mise en place de licenciement économique, mais est encadrer. Il est nécessaire de justifier sa mise en place par :

  • Circonstance exceptionnelle comme la Covid-19.
  • Conjoncture économique.
  • Difficultés d’approvisionnement.
  • Sinistre ou intempérie exceptionnelle.
  • Transformation, restructuration ou modernisation de l’entreprise.

Elle peut être mise en place sous différents formats :

  • Baisse de la durée hebdomadaire travaillée.
  • Fermeture temporaire de tout ou d’une section de l’entreprise.

En cas de recours au chômage partiel dans une entreprise, les salariés qui subiront une perte de salaire seront indemnisés par l’employeur, mais aussi par l’État dans le cadre de la pandémie actuelle.
Ce dispositif porte plusieurs nom : chômage technique ou chômage partiel.

A ne pas confondre avec le chômage technologique qui survient lorsque les développements de la technologie et des pratiques de travail font perdre leur emploi à certains travailleurs.

Chômage technologique

Le chômage technologique est considéré comme faisant partie d’un concept plus large connu sous le nom de chômage structurel.

Exemple de chômage technologique

Lorsque des machines permettant d’économiser de la main-d’œuvre sont introduites dans le processus de production, une entreprise peut se débarrasser des travailleurs et produire la même quantité de biens qu’auparavant. Par conséquent, certains travailleurs peuvent perdre leur emploi.

Impact global sur le chômage

L’évolution technologique ne doit pas nécessairement augmenter le chômage global, même si certains types de travailleurs peuvent perdre temporairement leur emploi.

Par exemple, en 1800, la majorité des travailleurs britanniques étaient employés dans l’agriculture. Grâce à une technologie permettant d’économiser la main-d’œuvre, les aliments pouvaient être produits avec moins de travailleurs et certains ouvriers agricoles ont donc perdu leur emploi, car les exploitations agricoles utilisaient davantage de machines.

Cependant, comme des emplois ont été perdus dans l’agriculture, de nouveaux emplois ont été créés dans la production de machines.

De même, les progrès des ordinateurs et des robots ont permis aux entreprises de produire des biens manufacturés avec moins de travailleurs. L’augmentation de la productivité des produits manufacturés a entraîné une baisse du coût relatif, ce qui a donné plus de possibilités aux personnes de travailler dans le secteur des services.

Si les marchés du travail sont flexibles, l’évolution technologique ne provoquera pas de chômage. En revanche, s’il y a des rigidités sur le marché du travail, il peut provoquer du chômage – au moins pendant une certaine période.

Par exemple, en raison de l’évolution technologique, les mineurs de charbon peuvent perdre leur emploi. Toutefois, en raison d’une immobilité professionnelle et géographique, ils peuvent ne pas être en mesure de prendre de nouveaux emplois dans le secteur des services. (Par exemple, un mineur peut ne pas avoir les compétences nécessaires pour travailler dans le domaine de l’informatique ; il peut avoir des difficultés à se relocaliser).

Dans ce cas, l’évolution technologique peut entraîner une augmentation temporaire du chômage – qui durera jusqu’à ce que les mineurs acquièrent de meilleures compétences et une plus grande capacité de déplacement.